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Nom du blog :
menacesdamour
Description du blog :
Littérature et digressions d'un auteur de premier roman, légèrement manipulé par ses personnages
Catégorie :
Blog Littérature
Date de création :
18.10.2007
Dernière mise à jour :
10.10.2009

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Bienvenue sur ce blog...

Bienvenue sur ce blog...

Publié le 05/12/2007 à 12:00 par menacesdamour
Bienvenue sur ce blog...

Le bouquin "Menaces d'amour" : l'histoire...
Béatrice Jansson, professeur de littérature à la Sorbonne, perd à la quarantaine son mari, patron de PME. Acceptant de lui succéder provisoirement pour maintenir la société et ses emplois, elle se retrouve aux prises avec des créanciers très spéciaux qui l'entraînent dans une partie de l'ex Yougoslavie alors en pleine guerre. A son corps défendant elle est versée dans un monde chaotique où la politique, l'armée, le crime et la finance se fondent en une inextricable folie historique. L'héroïne d'abord subit, puis s'adapte, et pour finir se venge en infiltrant à son profit l'univers des paradis fiscaux dans lesquels ses tortionnaires ont placé les bénéfices de leurs méfaits. Mais c'était sans compter avec le hasard. Béatrice bientôt va se retrouver le jouet d'enjeux politiques qui la dépassent.

Un long extrait : l'arrivée tardive du commissaire Vallon...
Le parquet ancien se mit à craquer sous ses pas, tandis que debout derrière son bureau Charles Gorski l’attendait.
" Mes respects monsieur le directeur ", récita le commissaire Léonard Vallon.
De son vrai nom Görski de Fosea Borzoï, le directeur central de la police judiciaire était d’une vieille famille aristocratique originaire d’Europe de l’Est. On disait que depuis Napoléon, les Gorski avait toujours dirigé quelque chose quelque part en Europe : diplomatie, finances, armée. Impressionnant ! Charles, qui n’était que directeur central de la PJ n’en n’était pas moins un Gorski. Comme ses aïeux il en imposait ; et Vallon n’arrivait pas à déterminer exactement pourquoi il en était ainsi sous une apparence si simple et si courtoise. Ou plutôt si ! C’était justement cette simplicité, cette courtoisie naturelle qui, par différence avec la suffisance de ses subordonnés immédiats, en imposait.
Gorski se tourna vers le sous-directeur des affaires économiques et financières de la PJ, qu’entre collègues ils appelaient le sous-dir, et qui lui était resté assis. Sa silhouette massive de lutteur semblait comme enroulée autour de sa chaise, à la manière d’un penseur de Rodin, en plus affaissé. Sans même décroiser les jambes, Georges Barnabé ― c’était son nom ― se contenta d’une brève œillade à l'attention du commissaire en guise de bienvenue ; sans doute pour trancher ostensiblement avec les manières du grand patron.
" Asseyez-vous Vallon ", ordonna Gorski d’une voix douce.
Le bureau ouvrait sur les quais de la Seine par quatre grandes fenêtres. C’est qu’au siège de la PJ on logeait à l’ancienne. Ici grimper n’était pas bon signe. Les huiles se tenaient au premier étage dans les bureaux les plus vastes, tandis qu’en haut au contraire, les sous pentes abritaient les sans grades, ceux qui faisaient les sales boulots en attendant une éventuelle promotion ou en attendant rien, c’était selon.
Le commissaire constata que d’ici on distinguait parfaitement tout ce qui se passait à l’extérieur et il ne put s’empêcher de regarder un moment les péniches accostées sur la berge d’en face. Elles paraissaient si proches.
Le grand directeur qui s’était assit, laissa Vallon admirer la vue quelques secondes encore, puis l’interpella.
" Comment allez-vous commissaire ?
― Bien, répondit bêtement Vallon qui avait parfaitement perçu la pointe de sarcasme qu’il y avait dans la question.
― Je ne reviens pas sur vos récents résultats, souffla le directeur, c’est un désastre.
― Nos collègues des Douanes en portent pour une bonne part la responsabilité. Vous le savez parfaitement ! "
Barnabé avait balancé çà tout en brossant d’un geste sec le bas de son pantalon. Toujours affalé sur son siège, il gardait les yeux rivés au sol.
" Ca va Georges, reprit l’autre sans le regarder. N’aggravez pas la situation en défendant ce qui ne l’est pas. Il revenait au commissaire de diriger les opérations. Vous savez l’un et l’autre ce que j’en pense. "
Gorski contempla quelques instants les ongles de sa main droite aux doigts tendus, puis reprit : " Le malheur Vallon, est que nos amis des Douanes justement se sont largement répandus sur cet échec, vous accusant d’excès de prudence. Au point que cela circule maintenant au ministère. Et qui dit ministère dit ministre, évidemment ! Le moment est très mal choisi, vous vous en doutez. "
Le grand patron fit pivoter son siège, le regard fuyant vers la même vue qui avait séduit le commissaire quelques instants plus tôt. Comme détaché une fraction de seconde de la réalité, il murmura de façon à peine audible :
" Tout cela est fâcheux. "
Puis il se ressaisit, et se tournant vers Vallon, il ajouta d’un ton plus ferme : " Fâcheux et terriblement agaçant. Que vais-je faire de vous maintenant ? "
Le commissaire vit l’auguste menton se pointer lentement vers lui.
" Je ne sais pas Monsieur ", répondit-il du mieux qu’il put.
Le haut fonctionnaire, visiblement satisfait de cette absence de réponse se détendit un peu. " Il nous faut changer Vallon. Le citoyen est persuadé que l’insécurité menace et le ministre veut des résultats, rapides et tous azimuts. Voyez-vous, les vertus d’hier propres au fonctionnaire sont devenues des vices. La pondération, la prudence, la hantise de la bavure, tout ça c’est fini. Il va falloir désormais aller de l’avant, foncer. "
Leonard faillit sourire, mais l’instant n’était pas à la rigolade. Tout de même, il n’arrivait pas à distinguer dans le discours du grand patron ce qu’il reprenait sincèrement à son compte, de ce qu’il faisait semblant de croire. Toujours profil bas, il se contenta d’acquiescer du "oui Monsieur" réglementaire.
Le grand chef sur sa lancée insista une fois encore. Le ministre entendait montrer qu’il agissait en homme d’action, entouré d’hommes d’action.
Là s’en était trop, l’œil amusé du commissaire s’alluma, un peu trop sans doute car cela déclencha les foudres du haut fonctionnaire.
" Oh ! Je sais ce que vous pensez, rugit ce dernier. Tout ça c’est du vent ! Des slogans, de la mise en scène, destinés aux médias. N’est-ce pas ? "
Vallon, tous feux éteints cette fois, se garda bien de répondre, laissant le soin à Gorski de poursuivre.
" Aucun dirigeant ne peut échapper à cela. Rien ne sert de frapper l’ennemi, si vous ne frapper pas aussi l’opinion. Ca n’est pas nouveau ! Bonaparte ne s’est-il pas fait représenter franchissant le pont de Lodi à la tête de ses troupes, drapeau en main ? La réalité est qu’il est resté abrité derrière des murailles durant toute la bataille. Et alors ? En quoi cette image arrangée, modifie t-elle la vérité ? En rien. Au contraire, elle la représente avec plus de force. Sans le général Bonaparte, cette pauvre République n’aurait jamais délivré l’Italie... "
Il y eut une pause, puis la voix redevenue douce conclut : " Et bien, si notre ministre peut nous aider à être mieux compris de la population et faciliter notre combat contre le crime, nous n’allons pas nous en plaindre. "
Disant cela Gorski-le-grand s’était tourné vers Barnabé qui, toujours tassé sur son séant, ne manifestait aucune réaction. Gorski n’avait pas choisi son exemple napoléonien au hasard. Vallon en était persuadé, et il se demanda ce qu’il pouvait bien signifier. Chacun connaissait la petite taille du nouveau ministre de l’intérieur, largement compensée, disait-on, par la hauteur de ses ambitions…
Léonard à ce propos, se demanda si les hommes petits pouvaient réellement faire de grands hommes ? Les hommes grands n’avaient-ils pas plus de chance de servir l’intérêt général avec plus de sérénité, plus de dévouement, du fait même qu’ils n’étaient animés d’aucun désir de revanche particulière concernant leur taille.
Il en était là de ses divagations, quand le grand directeur se redressa soudain sur son fauteuil...
Lire la suite : l'arrivée tardive du commissaire Vallon...
http://menacesdamour.centerblog.net/rub-Extraits-du-livre.html

Où trouver le livre ?
Libraires en ligne, dont Fnac.com
http://livre.fnac.com/a2170007/Francois-Pelosse-Menaces-d-amour?Mn=-1&Ra=-1&To=0&Nu=1&Fr=0

Mes "Digressions" :
Dans sa préface d’Eugène Onéguine, Jean-Louis Bakès définit la digression comme une divagation désinvolte qui a pour effet de compromettre certain sérieux, certaine gravité, par mise à distance. Byron la condamnait comme un pêché, parait-il, ajoutant qu’il avait beaucoup péché. Ca me va bien ça moi !
Mes digressions :
- Rose et noir, osez Renoir !
- A mort Madoff, vive Buffet...
- Le Pop est marre... Andy Warhol 2ème partie
- Les "Chinese Fatties" s'exposent...
- C'est-y de l'art ou du cochon ? Andy Warhol 1ère partie
- Les "hommes de lettres" !...
- "Le sexe de Proust"...
- etc. :
http://menacesdamour.centerblog.net/rub-Digressions.html

L'écriture n’est pas ma profession…
Jamais, jusqu'à cette expérience, je n’ai eu envie d’écrire.
Mes succès, mes échecs sont ailleurs, mais comme dit Flaubert : "Tout notaire porte en lui les débris d’un poète..."
Pourtant, dois-je l’avouer, de la réussite en littérature je ne me soucis guère. Aussi ne suis-je pressé de rien ni d’aucune sorte. « Sans hâte fébrile, sans être possédé par le démon de l’inspiration et l’urgence de la création… » comme le dit Sylvère Monod à propos de Joseph Conrad dans la préface qu’elle a écrit de la Folie Almayer.
Je ne suis pas non plus pris de « ce gris rejet du vide qui vous anéantit, vous écœure et vous donne des envies de Martinis avant midi. » dont parle Truman Capote à propos de l’indifférence des critiques.
Pourtant au moment où « Menaces d’amour » est paru le doute m’a pris. Béatrice, mon héroïne valait-elle un roman ? Et qui étais-je, moi ! pour prétendre avoir écrit ?
Un type ordinaire. Un grouillot en écriture. Un apprenti du point-virgule et du tiret, un qui découvre le Bescherelle sur le tard. Un débutant. Un touche-à-tout passé par là par hasard. Mais cela a été plus fort que moi, il a fallu que je fasse le malin, que je me lâche.
Puisque j’avais écrit pour le plaisir de raconter une histoire, ou peut-être bien pour l’extirper, il me fallait aller jusqu’au bout et mettre au monde un vrai livre…




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:: Les commentaires des internautes ::

Laura Vanel-Coytte le 06/12/2007
pour votre livre


elisabeth le 06/12/2007
Je vois que vous vous être lancé dans cette belle aventure d'écrire et surtout d'être publié. Quelle joie pour vous. Un bon début.
Mon blog


Gérard le 08/12/2007
L'écriture est une chance. Elle est un bonheur. Ecrire et voir s'écouler sur le clavier une partie de soi-même et en trouver du plaisir... C'est une chance.
Mon blog


Mike B. le 09/12/2007
L'une des vocations de l'art, outre de montrer d'une façon "autre" le réel, ainsi que de le parcourir de la manière la plus complète possible, est de faire resurgir chez le spectateur des émotions, pensées, illusions ou vérités qui lui étaient jusque là inconnue. L'art est une sorte de vecteur de métamorphose. Et c'est en cela que l'écrivain et le poète sont des artistes. Pas tous, admettons-le, comme il est tout aussi évident que l'écriture soit plus "accessible" que la musique ou la peinture.

Mike

http://deathpoe.hautetfort.com/


Hélène KORWIN le 09/12/2007
Bienvenue dans le monde de l'écriture ! Je n'ai fait (pour le moment) que parcourir votre blog, mais j'y retournerai, pour découvrir les extraits et bonne chance à "Menaces d'amour".
Hélène


Rita Pitton le 09/12/2007
François c'est pas facile de faire un "bébé" mais je vois que sa naissance vous apporte de la joie .
Bonne chance donc !
Mon blog


Vagant le 14/12/2007
À votre avis, quand on se lance dans l’auto-édition, faudrait-il avoir commencé son blog promotionnel avant, ou après l’écriture ? J’imagine qu’avant d’opter pour cette voie, vous avez sans doute tenté l’édition traditionnelle. Pourquoi ne pas aussi parler aussi de cette aventure là sur votre blog ?

N’hésitez pas à répondre à ces quelques questions ici, si vous le souhaitez :
http://extravagances.blogspirit.com/archive/2007/12/13/le-bal-des-maudits-par- yse.html#c1831250


Pierre le 29/12/2007
Bonjour,
je te souhaite de bonnes et agréables fêtes de fin d'année avec ceux que tu aimes et qui t'aiment. J'espère que 2008 sera pour toi une année riche en émotion, que tu connaitras la santé mais aussi la réussite, enfin que ton blog continura à nous réjouir que tu auras la visite fidèle de nombreux lecteurs.

Mon blog


François d'Assise N'DAH le 13/02/2008
Le doute, la joie, la résignation, l'envie de continuer l'aventure... Qui n'a jamais connu ces émotions à la limite de la démence après un premier accouchement ? Et pourtant, l'aventure doit continuer; elle ne dépend plus de nous; nous sommes embarqués malgré nous-mêmes. Ecrire, est-il possible de s'en passer quand on a déjà écrit ? Je crois que non. Alors, allons-y donc, puisque nous n'avons pas le choix. Bonne chance et surtout beaucoup de courage.
Mon blog


Novick le 18/12/2008
Cher Titus

C'est en fouinant sur internet que je suis venue me poser sur votre blog !
tel un cygne muet de Sibérie.
Je vais commander votre ouvrage car je suis de nature curieuse,mais je dois vous avouer que c'est en lisant votre interview que j'ai succombé à l'appel littéraire.
je vous communiquerai ultérieurement mes apprèciations et mes critiques.
Bonne soirée
Andréa
http://www.titusetbouboule.com

Mon blog


Hazel le 18/05/2009
Bonsoir,
Avec des amis, nous avons créé un blog qui a pour but de promouvoir tous les écrivains de la toile. Nous publions les meilleurs textes des participants, nous faisons aussi des critiques de livres, et des chroniques d’autres formes d’art (photo, musique…). Il suffit, pour participer, d’envoyer ton œuvre via le site. (C’est expliqué et détaillé sur place).

J’espère t’y retrouver bientôt . http://LE-HANGAR.COWBLOG.FR/ (copier/coller dans la barre d'adresse)

Hazel, du Hangar.
http://hazel.centerblog.net


Françoise le 27/09/2009
Félicitations!
http://francoiseazoulay.centerblog.net.centerblog.net